Les rencontres de l’alimentation durable

En Septembre, j’ai repris le micro pour parler de Sécurité sociale de l’alimentation.

La première fois dans le cadre des Rencontres de l’Alimentation durable organisées par la Fondation Daniel et Nina Carasso, et la seconde pour un ciné-débat à Villeneuve d’Ascq. C’était le moment de faire un point d’étape.

La Sécurité sociale de l’alimentation c’est une idée née il y a quelques années de la réflexion et de la convergence entre des associations, des chercheurs, des citoyens, des paysans et des militants de l’éducation populaire.

Depuis, c’est un véritable bouillonnement démocratique.

De plus en plus d’initiatives locales qui s’inspirent de cette idée émergent, les articles de presse s’accumulent, les chercheurs l’étudient, les collectivités locales l’investissent, la direction de la FNSEA s’en méfie, on l’évoque dans les lieux de pouvoir et on en a débattu à l’Assemblée nationale.

« La SSA c’est un formidable outil dans la bataille culturelle qui fait rage.  »

Notre camp a besoin d’idées fortes pour reprendre l’offensive idéologique et sortir du désastre politique actuel.

Marteler pendant des mois taxe Gabriel Zucman et nécessaire taxation du patrimoine, témoigne de l’efficacité de cette stratégie : aujourd’hui on débat enfin de justice fiscale et les ultra-riches paniquent dans les colonnes du Figaro.

Marteler SSA, permettra de débattre droit à l’alimentation, reprise en main démocratique du système de production alimentaire et puissance de la cotisation.

En février dernier, en tribune de l’Assemblée nationale, j’affirmais que la Sécu de l’alimentation, c’est la France, la belle, la grande.

C’est l’union entre une institution héritée des luttes ouvrières passées - la Sécu - avec un plaisir populaire français - se retrouver pour manger afin de concrétiser un nouveau droit : le droit à l’alimentation. Ces mots, ils restent d’actualité. Néanmoins, le bataille est encore longue, comme elle l’a été pour la Sécu.

Si le dynamisme est présent, une menace plane.

Dans un contexte budgétaire et politique tendu, il faut travailler à protéger financièrement les expérimentations locales et les suivantes. Cela passe par faire comprendre que ces expérimentations méritent d’être soutenues parce que ce sont des projets pertinents d’accès à l’alimentation mais aussi en tant qu’outils puissants et prometteurs de développement territorial.

Cela se fait aussi par la construction d’outils d’autonomie financière – et donc aussi décisionnel - de ces projets !

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