ma Communication concernant la stratégie nationale pour l’alimentation
Je sais qu'ici nous étions très nombreux à l'attendre : avec un long retard, le gouvernement a enfin mis en concertation la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat !
Si il y a quelques éléments positifs, la copie doit encore être améliorée.
Or, cela est possible, dès la semaine prochaine. Par ailleurs, la publication de cette stratégie confirme mon ambition : inscrire le droit à l'alimentation dans la Constitution et progresser vers l'adoption d'une cadre-droit pour le droit à l'alimentation.
Retrouvez mon communiqué de réaction à la SNANC ci-dessous.
SNANC : Corriger le tir en avançant vers une loi-cadre pour le droit à l’alimentation.
A Lyon, le 04 avril 2025
Avec presque deux ans de retard sur le calendrier prévu par la loi Climat & Résilience - retard que j’avais dénoncé en octobre dernier dans des courriers adressés aux différents ministres concernés - le gouvernement a enfin mis ce jour en concertation sa Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC).
Si cette stratégie propose des constats, thématiques et objectifs qui vont dans le bon sens, elle demeure - en l’état - une occasion manquée pour avancer vers un accès de toutes et tous à une alimentation saine, durable et de qualité.
A rebours des intérêts des mangeurs et des agriculteurs, le gouvernement a plié face aux demandes des lobbies agroalimentaires sur des mesures majeures.
Le gouvernement a en effet abandonné l’objectif de réduire efficacement l’exposition des enfants et adolescents aux publicités qui promeuvent des produits trop gras, sucrés, salés. Cette capitulation est d’autant plus insensée que de nombreux autres pays adoptent des réglementations ambitieuses pour protéger les enfants de la malbouffe et de la pression publicitaire.
Le gouvernement a également reculé sur l’inscription d’objectifs chiffrés de réduction de la consommation de viande. Pourtant, plébiscitée par l’opinion publique, la stratégie “Moins mais mieux de viande” est la seule stratégie réaliste qui permette de défendre notre souveraineté agricole et alimentaire, atteindre nos objectifs climatiques et protéger la santé des consommateurs.
Plus largement - et comme le recommande un large front associatif - la mise en œuvre opérationnelle de la SNANC doit s’appuyer sur l’adoption d’une loi-cadre pour le droit à l’alimentation. En ce sens, j’échangerai ce mardi sur ce sujet avec des équipes de la FAO et d’Action Contre la Faim.
Il est possible de rattraper dès maintenant le retard pris par la SNANC. Pour cela, j’appelle le gouvernement et mes collègues parlementaires à :
Inscrire à l'ordre du jour de l’Assemblée nationale la proposition de résolution n°937 visant à la reconnaissance du droit à l’alimentation et à l’adoption d’une loi-cadre pour le droit à l’alimentation, proposition déjà co-signée par 105 députés de 8 groupes politiques différents.
Profiter de la commission mixte-paritaire prévue ce mardi sur la proposition de loi visant à renforcer la stabilité économique et la compétitivité du secteur agroalimentaire pour sauver les avancées en matière de transparence et d’encadrement des marges adoptées par l’Assemblée nationale.
Revenir sur la suppression de l’Observatoire de l’alimentation (OQALI) adoptée lors de l’examen en commission du PJL simplification. J’ai déposé un amendement en ce sens.
Obtenir dans le prochain budget des engagements financiers pour l’amélioration des environnements alimentaires notamment en zone QPV et dans les territoires ruraux ainsi qu’une hausse des moyens du programme Mieux Manger Pour Tous.