reconnaitre la lutte contre la précarité matérielle ? Ma proposition de loi
Toutes ces situations ne devraient pas exister.
Devoir choisir entre acheter de la nourriture ou des produits d’hygiène.
Ne pas avoir suffisamment de protections périodiques et donc rater les cours.
Ne pas avoir les vêtements adaptés et donc rater un entretien d’embauche.
Ne pas avoir suffisamment de couches pour changer son bébé.
Ne pas avoir d’ordinateur et galérer pour ses démarches administratives.
Ne pas pouvoir remplacer ses chaussures trouées et avoir les pieds mouillés.
Ne pas disposer d’un bureau et de fournitures pour faire ses devoirs.
Cuisiner avec du matériel inadapté, avec une poêle abîmée et dangereuse pour la santé.
Rationner le papier toilette, la lessive et le shampoing pour économiser.
Toutes ces situations symbolisent la précarité matérielle.
Elle complique le quotidien de millions de personnes. Elle incarne la pauvreté. Elle touche à la dignité.
S’attaquer à la précarité matérielle est donc une urgence.
C’est pourquoi avec Agence du Don en Nature, nous avons organisé un colloque à l’Assemblée nationale et déposé une proposition de loi qui vise à une meilleure reconnaissance de la lutte contre la précarité matérielle.
Définir clairement la précarité matérielle dans la loi permettrait de doter la puissance publique d’un outil supplémentaire pour mobiliser toutes les forces autour d’un objectif commun : faire reculer, dans notre pays, la privation matérielle indigne et assurer à chacun l’accès au minimum vital.
Cela viendrait consolider le cadre législatif français et renforcerait la légitimité des initiatives naissantes de lutte contre la précarité matérielle.
Parce qu’il y a déjà dans le pays des initiatives pour lutter contre la précarité matérielle.
Par exemple, l'Université Lyon 2 a installé des distributeurs de protections périodiques sur son campus. Les épiceries sociales et solidaires distribuent de plus en plus de produits d’hygiène. Des associations comme l’Agence du Don en Nature fournissent du matériel neuf aux associations de solidarité. Pour la rentrée des classes, de plus en plus de communes comme à Lille, Liévin ou Fontenay-sous-Bois distribuent gratuitement des kits de fournitures.