La précarité alimentaire étudiante face au gouvernement

QAG

Monsieur le premier ministre, avez-vous déjà sauté un repas faute d’argent ?

Un tiers des étudiants doit s’y résoudre.

Monsieur le premier ministre, avez-vous déjà fait la queue à une distribution alimentaire ?

1 étudiant sur 5 y a déjà eu recours.

Avez-vous déjà été à découvert ?

Avez-vous déjà dû mentir pour pouvoir louer un appartement ?

Avez-vous déjà commencé le mois avec 50€ en banque ?

Avez-vous déjà renoncé à chauffer votre logement ?

Près d’un étudiant sur 4 y est contraint. C’est le chauffage ou le porte-monnaie. Ici, nulle sobriété heureuse, nulle conviction écologique. On parle simplement d’avoir froid en hiver. On parle crûment de pauvreté.

Monsieur le premier ministre, savez-vous ce que signifie la privation ?
La privation matérielle, la privation culturelle, la privation sociale.

C’est se priver de recevoir des amis à dîner, c’est se priver de se rendre à un anniversaire par crainte de ne pas pouvoir l’assumer financièrement.

Parce que oui, ce qu’on appelle pudiquement précarité étudiante, c’est de la pauvreté. Et la pauvreté c’est de la violence. De la violence sur les corps, de la violence sur les esprits, de la violence sur la vie.

Vous allez certainement me répondre Crous à 1€, ou logements étudiants. Très bien, mais alors allez-y franco.

Etendez plus largement les repas à 1€. Faîtes en sorte que ce soit bon.

Construisez massivement des logements étudiants, des logements salubres et accessibles, parce que là les chiffres n’y sont pas….

Et après tout ça, quid des autres jeunesses ? Quid de la jeunesse ouvrière, la jeunesse employée, la jeunesse privée d’emplois, la jeunesse rurale ?

Cette jeunesse qui ne fréquente pas les Crous. Les jeunesses sont différentes, mais elles ont un point commun : la précarité !

La précarité de l’emploi, la précarité de l’accès au logement, la précarité économique.

Au fond, monsieur le Premier ministre, que vous ayiez vécu ou non ces précarités n'est pas la question. Ces violences sont le quotidien de millions de jeunes en France.

Alors, il nous faut une véritable politique universelle à destination des jeunesses. Une politique qui ne fasse pas de la pauvreté des jeunes une norme.

Oui monsieur le premier ministre, une politique qui ne fasse pas de nos jeunes la variable d’ajustement de la société. Alors, je vous le demande monsieur le premier ministre, que proposez-vous à la jeunesse de ce pays ?

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