L’abandon public du Service postal ? J’interpelle le ministre de la fonction publique
J’interpelle, avec plusieurs élus et élues de Lyon, le ministre de la fonction publique Guillaume Kasbarian (et je vous explique pourquoi).
Depuis quelques semaines, nous avons un nouveau ministre de la Fonction publique, de la Simplification et de la Transformation de l’action publique, Guillaume Kasbarian, remplaçant Stanislas Guérini, défait aux législatives.
Il hérite d’immenses chantiers, auxquels nous aurions préféré voir à l'œuvre un gouvernement mené par Lucie Castets, dont on connaît l’attachement à la défense de nos services publics.
Parmi ces chantiers, l’un me tient particulièrement à cœur : c’est le service postal.
Et ça tombe bien, aujourd’hui c’est la journée mondiale de la poste.
Mais c’est aussi un jour où, dans le 3ème arrondissement de Lyon, a lieu un énième rassemblement contre la fermeture d’un bureau de poste.
Énième, car depuis 2020, 5 bureaux ont fermé à Lyon. 3 de plus doivent fermer d’ici 2026.
Lyon est une ville attractive, qui gagne en population; en parallèle, on la prive de la maille de son territoire : son service postal. Ce n’est pas acceptable.
Cette réduction n’est pas que quantitative : au désarroi des usagers comme des salariés, le service de qualité proposé par La Poste se dégrade.
De nombreux bureaux ne proposent plus de services bancaires, ou à des horaires restreints.
La gestion des courriers spéciaux, des recommandés et des colis ne dépends plus que de quelques employés surchargés, bien incampable de répondre à une demande toujours forte.
À des usagers attendent toujours un contact et un conseil humain, on oppose numérisation, relocalisation, et ouverture de “points-relais postaux”.
C’est à ça que je pense, en cette journée mondiale de la poste.
À notre service public, au confort des usagers, mais aussi à celui des salariés du groupe La Poste, qui ne peuvent qu’endurer une managérialisation de leur métier visant à rationaliser leur travail tout en réduisant leurs effectifs.
Pensons-y, dans nos bureaux, face à des salariés débordés : soyons avec eux, pas contre eux.
C’est pour ça que de nombreux élus, de nombreuses élues de la ville de Lyon et moi-même questionnons M. Kasbarian.
Comment son ministère entend-il protéger nos agences La Poste sur le territoire ?
Le gouvernement est finalement revenu sur sa coupe de 50 millions au budget de la poste, arguant son attachement à un service public proche des territoires.
Nous aussi, nous y sommes attachés !
Et cet attachement se marque, pour nous, par une volonté claire : pas davantage de fermetures de bureaux de poste.
Ni à Lyon, ni ailleurs.