Mes questions à Valérie Letard
Les habitants et habitantes des quartiers populaires sont souvent les premiers.
Les premiers à subir la dégradation des services publics.
Les premiers à subir le retrait de l’Etat.
Les premiers face aux discriminations et au racisme.
Les premiers face à l’insécurité et aux inégalités sociales et environnementales.
Mais ce sont aussi les premiers, les premiers levés le matin pour aller prendre un bus, un train, un RER afin d’aller travailler, à l’autre bout de la ligne.
Les premiers à subir des horaires décalés.
Et surtout, les premiers à appeler à plus de justice, à plus de République.
Alors que fait la République pour ses quartiers populaires? Trop peu.
Il va falloir faire plus avec moins nous explique la Ministre de la Ville, Juliette Méadel.
C’est louable, mais absolument naïf.
Alors oui, on peut faire plus avec moins. On peut faire plus de pauvreté avec moins de moyens.
On peut faire plus d’insécurité avec moins de services publics.
On peut faire plus de mal-logés avec moins de rénovation urbaine.
On peut faire plus de destins empêchés avec moins d’investissements dans les quartiers.
En bref, on peut faire plus mal à la France en faisant moins pour ses quartiers populaires et ses habitants.