Le lobby des fast-foods a de bons alliés : mon amendement rejeté

La France est le second marché pour McDonald's après les Etats-Unis.

Il y a une semaine, Burger King a passé la barre des 600 établissements.

Dans le pays, le nombre de fast-foods explose.

A l’inverse, les fermetures de restaurants ont atteint un niveau historiquement élevé.

La France compte désormais plus de fast-foods que de restaurants.

Aujourd’hui, la croissance dans le secteur des fast-foods s’explique par une hausse d’établissement, un agrandissement du parc de fast-foods. Cela pose un problème évident de santé publique.

Cela pose aussi la question de la standardisation. Dans un pays comme la France, il est navrant de trouver partout exactement les mêmes enseignes.

Localement, des maires, qu’ils soient de droite comme de gauche, essaient de s’opposer à la prolifération de fast-food sur leurs communes mais manquent d’outils pour le faire.

Alors que proposions-nous pour freiner cette prolifération de fast-foods ?

La création d’une taxe de 50 000€ à payer à l’ouverture d’un fast-food franchisé puis 10 000€ chaque année d’exploitation.

Un montant doublé lorsque le fast-food est situé à moins de 300 mètres d’un établissement scolaire.

Pourquoi ?

Parce que dans leur stratégie d’implantation, les grandes chaînes de fast-foods visent la proximité avec les écoles. Or, des études scientifiques montrent que plus un fast-food est proche d’une école, plus le nombre d’enfants en situation d'obésité est élevé.

Dans la version finale de l’amendement, la taxe était payée par les franchiseurs dont le chiffre d’affaires dépasse les 400 millions d’euros.

Il était donc ici question de taxer seulement McDo France et quelques autres géants des fast-foods. Ils nous empoisonnent, ils paient.

Mon amendement qui vise la défense de la santé publique, la défense de la diversité alimentaire a-t-il obtenu un large consensus dans l'Hémicycle ?

Et bien non. Il a rejeté.

Le RN, la droite et le gouvernement s’y sont opposés.

Le lobby des fast-foods a de beaux jours devant lui.

Précédent
Précédent

Le commerce de proximité est en danger : propostion de loi

Suivant
Suivant

Rodolphe Saadé, ses milliards et la justice fiscale